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Je suis gros et alors ?

Je suis gros et alors ?

Surpoids et obésité  sont définis par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « une accumulation anormale ou excessive de graisse qui présente un risque pour la santé ». Ils résultent d’un déséquilibre entre les apports nutritionnels et les besoins énergétiques, les apports non adaptés à l’activité physique, le déficit d’éducation à la santé et au goût culinaire, le grignotage ou encore les plats préparés riches en graisse ou en sucres rapides. La sédentarité et l’augmentation du temps passé devant les écrans sont des facteurs de l’obésité. Mais certaines personnes prennent plus de poids que d’autres alors qu’elles ont les mêmes modes de vie. Dans ce cas, le facteur héréditaire peut intervenir. On parle d’obésité lorsque l’individu dépasse de plus de 25% son poids de forme.

L’hyperphagie, c’est l’absorption excessive de nourriture, parfois en réponse à une frustration. Elle est associée à une prise de poids considérable.

La potomanie se définit comme le besoin impérieux et difficilement contrôlable d’ingérer de grandes quantités de liquides.

Le surpoids et l’obésité, l’hyperphagie et la potomanie sont associés à une altération grave et fréquente d’un état de santé, souvent liée à des causes très diverses  : facteur génétique, stress, environnement socioculturel, comportement individuel amenant la déprime. L’excès de poids entraîne un risque de maladies métaboliques, diabète, hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, respiratoires, articulaires et de cancers. Il faut également souligner le retentissement psychologique et social de la maladie tel que le regard des autres ou le handicap social. 1 personne sur 7 est obèse et l’obésité touche en majorité les femmes régulièrement stigmatisées, sous couvert d’une fausse bienveillance. 

Les milieux les plus pauvres ont quatre fois plus de risques de tendre vers l’obésité que les catégories sociales dites « supérieures ».  Selon le milieu auquel elles appartiennent, les personnes rondes ne sont pas toutes traitées de la même façon. Ces expériences conduisent les personnes interrogées à éviter les situations de discriminations au physique. Ces discriminations ne sont pas à prendre à la légère puisqu’elles vont jusqu’à des refus d’assurance ou à l’embauche. Illégales, elles sont pourtant peu explorées par la recherche, et suscitent difficilement l’engagement collectif des victimes. 

Pour remédier à l’obésité, laissons place au moins à 30 minutes journalières de marche, vélo, roller, promenade, jardinage, activités physiques. Rythmez les repas diversifiés et équilibrés en mangeant à heures fixes pour éviter le grignotage.

Sources : Sciences humaines, n° 323 de mars 2020. Résumé d’articles extraits de la base Généralis : La Santé a un goût, Politis, 30/08/2018, n°1516, pages 19-25

Hôpital Maritime de Zuydcoote, Service Obésité de l’adulte et de l’adolescent – https://www.ch-zuydcoote.fr/

https://www.allegrofortissimo.com/

Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité

Image : 1re de couverture, Les métamorphoses du gras, G. Vigarello, document disponible à la BULCO