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L’illettrisme – Journées nationales d’action du 8 au 15 septembre 2019

L’illettrisme – Journées nationales d’action du 8 au 15 septembre 2019

La BULCO est actrice de prévention et de  lutte. L’Association des Bibliothécaires de France (ABF) travaille en étroite collaboration avec l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI) ainsi qu’avec le RESILL, réseau de professionnels des Centres Ressources illettrisme.

OBJECTIFS ?  Inciter les bibliothèques à se positionner sur la question de la prévention et de la lutte contre l’illettrisme et constituer un réseau d’acteurs pour mieux agir, ainsi qu’ un espace de ressources et d’échanges qui puissent à la fois renforcer les actions existantes et accompagner de nouvelles initiatives.

La notion d’illettrisme à été reconnue comme un enjeu d’ordre public dans les années 1970-1980. On parle d’illettrisme pour les personnes qui ont été scolarisées pendant au minimum les 10 années de formation obligatoire, ne maîtrisant pas suffisamment les compétences de base de l’écriture, de la lecture, de calcul, pour être autonomes dans leur vie quotidienne. Il faut avoir 16 ans révolus pour être considéré en situation d’illettrisme. Aujourd’hui, l’illettrisme concerne 7% de la population âgée de 18 à 65 ans, soit 2 500 000 personnes. Les hommes (60.5%) sont majoritairement en situation d’illettrisme par rapport aux femmes.

On peut souffrir d’illettrisme et habiter à la ville ou à la campagne, être jeune ou âgé, travailler ou être au chômage. Les personnes souffrent d’une grande fatigabilité, sont éloignées de la lecture, exclues socialement, atteintes de troubles visuels, troubles cognitifs,  dyslexie, peuvent être primo-arrivant-es, allophones, etc.

MALAISES ?  Souffrance profonde et intime :  honte, diminution de l’estime de soi, stigmatisation, humiliation… Les personnes illettrées se réfugient dans l’anonymat. L’illettrisme est source de gêne et de mal-être.

On ne combat pas ce phénomène de la même manière selon que l’on se trouve dans un quartier dense, très ramassé, brassé, dans un territoire rural à la population éparpillée et aux liens plus distendus, ou encore en milieu carcéral. La prévention de l’illettrisme est naturellement plus facile à mettre en œuvre. 

Les bibliothèques peuvent aider à changer les regards sur ceux qui ont des difficultés à lire, montrer ce qui marche, rendre visibles les actions de prévention et de lutte contre l’illettrisme sur tous les territoires. Écoutons ceux qui disent qu’il est possible de sortir de cette situation, pour en inspirer d’autres. Puis mobilisons ceux qui peuvent agir et proposer des solutions adaptées aux besoins des personnes, dans tous les domaines.

Parlons de l’illettrisme, agissons, valorisons et déclinons les supports Facile à Lire (FAL) ou Facile à Lire et à Comprendre (FALC) qui sont Faciles à faire ! 

Quelques acteurs de la lutte contre l’illettrisme :

  • Les Centres de Ressource Illettrisme régionaux offrent des services et un soutien de proximité
  • Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme
  • Bibliothèque Publique d’Information

Sources : BIBLIOTHÈQUE(s) décembre 2017, n°90-91 et décembre 2018, n°94-95

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Mélanie DUMEZ
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